Lire la suite – Newsletter septembre 2019

Interview à deux voix pour album à quatre mains : Fani Marceau et Christine Davenier, auteures

d’Histoire de Chocolat

 

Un petit garçon partage un moment de complicité avec sa grand-mère autour de la préparation de sa première mousse au chocolat. Sous le regard attentif et gourmand de son ourson doudou. Fruit de la collaboration entre Fani Marceau et Christine Davenier, auteure incontournable du catalogue de Kaléidoscope, Histoire de Chocolat parle de transmission, de relations entre grands-parents et petits-enfants, et de gourmandise. Une histoire racontée à travers les yeux du plus fidèle compagnon des enfants : le doudou.
Histoire de Chocolat est le premier album que vous signez ensemble aux éditions Kaléidoscope. Comment vous êtes-vous rencontrées ?
Christine Davenier : Nous nous connaissons depuis très longtemps. Fani a été éditrice et j’ai une grande confiance dans le regard qu’elle porte sur mes dessins. Je lui ai parlé d’un projet autour du thème du doudou, que je développe avec les enfants quand je me rends dans des écoles ou des centres de loisirs. Je l’ai encouragée à écrire une histoire racontée par un doudou.
Fani Marceau : Christine anime des ateliers qu’elle a appelés « Dessine-moi un doudou ». Elle croque en quelques traits le doudou des petits. Ils repartent, ravis, avec ce dessin de leur meilleur ami. À chaque fois, elle fait des photos de ses dessins. Quand j’ai regardé toutes ces images, un peuple d’enfants m’est apparu. C’est devenu le point de départ de cette histoire racontée à hauteur d’ourson. Le doudou, c’est un ange gardien, un confident, un alter ego. Il occupe une grande place dans la vie des petits.
Comment avez-vous travaillé ?
C. D. : Fani m’a proposé un texte qui m’a tout de suite inspirée. Les dessins ont jailli assez vite car les mots de Fani me parlent. Je lui ai montré mes premiers jets, un peu dans l’esprit de mes ateliers, avec un style très lâché. Nous n’avons pas tardé à échanger sur un story-board.
F. M. : Nous voulions un découpage cinématographique, avec des changements de cadrages et du rythme. Nous avons beaucoup parlé. Nous sommes arrivées à quelque chose de très abouti que nous avons proposé à Camille Guénot, éditrice chez Kaléidoscope.
Comment s’est passé le travail d’édition ?
F. M.C’est important, le regard que l’on porte sur votre travail. Ce regard doit saisir votre intention de départ. Ce que nous avons accompli avec Camille était précieux. Elle nous a aidées à enlever des scories, des redondances. Elle a parfaitement complété le travail initié avec Christine. Nous avons trouvé la petite musique de cet album.
De quoi avez-vous souhaité parler dans cet album ?
C. D.De quelque chose d’assez universel : la transmission (une grand-mère cuisine avec son petit-fils), l’origine d’un nom. Pourquoi nous portons tel ou tel prénom ? C’est aussi un album qui doit susciter la gourmandise, mettre tous les sens en éveil.

Avez-vous envie de collaborer de nouveau ?

M. : Bien sûr. C’était un tel plaisir d’échanger, de confronter nos avis. S’adresser à un éditeur, c’est comme lancer une bouteille à la mer. Il y a toujours une part d’appréhension. Un projet peut ne pas plaire pour tellement de raisons différentes qui nous échappent…

C. D. : C’est prévu ! Nous travaillons déjà sur un nouveau projet d’album.

fff

Propos recueillis par Claudine Colozzi

Septembre 2019

 

La thématique du mois : Les albums à compter

À l’occasion de la sortie de l’album Un renard. Un livre à compter haletant de Kate Read, retour sur quelques livres à compter du catalogue de Kaléidoscope. Incontournables de la littérature jeunesse, ces ouvrages offrent un double intérêt pour les enfants : conter une histoire tout en proposant d’apprendre à compter. Souvent utilisés en supports pédagogiques, ils permettent d’abord la découverte des chiffres et des nombres puis l’apprentissage de la numération de manière ludique. Un bon complément aux activités en classe ou à la maison !

Un renard. Un livre à compter haletant de Kate Read NOUVEAUTÉ

Dans une cour de ferme éclairée par la lune, UN renard affamé est à l’affût. Avec ses DEUX yeux rusés, il guette TROIS poules dodues… Mais vont-elles se laisser croquer sans réagir ? Ce livre à compter plein de suspens tient en haleine, de bout en bout, jusqu’à la surprise finale. On tourne les pages avec impatience, pressé de connaître le dénouement de cette histoire de basse-cour. Diplômée de la Cambridge School of Art, Kate Read a une manière toute personnelle de mélanger les techniques, créant des couches de texture et de détails magnifiques. Un renard. Un livre à compter haletant est son premier album.

Zéro ou rien d’Olivier Jeffers

Les Ohé sont de drôles de petits personnages, tous semblables, incroyablement calmes et spécialistes des questions qui dérangent. Imaginés par Oliver Jeffers, ils abordent avec leur humour un peu décalé la délicate question d’apprendre à compter. Le concept du zéro est certainement un peu difficile à appréhender pour les jeunes enfants. N’apprend-on pas généralement à compter à partir du un ? Il s’en empare avec poésie.

Lapins aux carottes de Sylvain Diez

Mettez un renard affamé en présence de deux lapins aventureux qui jouent au jeu du chat et de la souris… Et si le grand gagnant n’était pas celui qu’on attendait ? Cet album invite à compter jusqu’à dix, à travers les différentes étapes d’une recette de cuisine. Mais pas question ici d’apprendre à cuisiner. Les ingrédients sont un prétexte pour égrener les chiffres tout en souriant des facéties de ces lapins qui ont plus d’un tour dans leur sac de… carottes.

Le petit livre à compter d’Elmer de David McKee

Quoi de plus rassurant que de pénétrer le monde un peu mystérieux des chiffres et des nombres en étant guidé par un compagnon familier ? Dans ce petit livre cartonné, Elmer, l’éléphant bariolé, joue le maître de cérémonie, accompagné de ses amis animaux. Une agréable façon d’apprendre tout en s’amusant.

Un gorille. Un livre à compter d’Anthony Browne

Un gorille, deux orangs-outans, trois chimpanzés… Attention, cet album qui met en scène les singes, animaux si chers à Anthony Browne, n’a pas pour seule ambition de faire voyager les enfants dans l’univers mathématique. Il aborde aussi, en filigrane, la théorie de l’évolution. Ambitieux ! « Tous des primates, tous d’une même famille, tous de ma famille. » Au-delà de la petite musique numérique, le message vise juste et ouvre la discussion.

 

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