Lire la suite – Newsletter janvier 2020

Coulisses d’une nouveauté : Perdu dans la ville de Sydney Smith

Par une journée d’hiver, un petit garçon emmitouflé descend d’un tramway pour sillonner une grande ville à pied, longeant des immeubles de bureaux inhospitaliers, traversant des parcs et parcourant des rues commerçantes. En apparence, Perdu dans la ville raconte l’histoire d’un enfant qui marche sans but précis, se fait surprendre par une tempête de neige, avant de retrouver le chemin et le réconfort du foyer familial. Au fil de sa déambulation dans un environnement urbain de plus en plus hostile, voire oppressant, il formule des conseils utiles à un ami imaginaire sur les bons raccourcis, les arbres auxquels il faut absolument grimper, les rencontres qu’il faut privilégier. « Je sais ce que c’est, de se sentir perdu dans une grande ville. Mais je te connais. Tout ira bien. » Mais à qui parle-t-il ? Qui peut bien être ce mystérieux ami ? Quels sont les liens qui l’unissent à ce confident invisible ? Le lecteur découvrira à la toute fin qu’il s’agit en fait de son chat.

Sydney Smith est né et a grandi en Nouvelle-Écosse, au Canada. Diplômé de la NSCAD University, il a illustré de nombreux livres pour enfants, dont Les fleurs de la ville, sélectionné pour le New York Times Best Illustrated Children’s Book of the Year 2015. Kaléidoscope a déjà publié Le chat blanc et le moine en 2017 dont il a signé les illustrations. Perdu dans la ville, grand coup de cœur de cette saison découvert à la Foire de Francfort 2018, est son premier album en tant qu’auteur-illustrateur. « Malgré l’ouverture finale, où l’espoir est permis, ce n’est pas un happy end classique, analyse Camille Guénot éditrice chez Kaléidoscope : on ne ment pas au lecteur en montrant le retour de l’animal perdu ou en le remplaçant par un autre, comme c’est souvent le cas. » Et pourtant, aborder l’absence et le deuil n’est pas chose aisée quand on s’adresse à de jeunes lecteurs. « Quand l’enfant rassure son chat à l’aide de cette phrase : “je te connais, tout ira bien“, on imagine très bien que le chat pourrait à son tour dire à l’enfant : “ Sans moi, tu peux t’en sortir. Aie confiance en la vie, aie confiance en tes capacités à faire face à la perte. Tu es assez fort pour traverser les épreuves“. » Magnifiquement illustré, Perdu dans la ville est, selon Camille Guénot, un « livre à ressentir » qui distille une mélancolie, mais aussi un message de réconfort pour apaiser les blessures les plus intimes et aller de l’avant.

Coulisses de la série de Christian Jolibois et Marianne Barcilon

La sortie de Pourquoi, moi, j’ai jamais de câlins ? est l’occasion de retrouver le tandem constitué par Marianne Barcilon, fidèle des éditions Kaléidoscope et Christian Jolibois, foisonnant inventeur d’histoires pour la jeunesse. Après Ourson le terrible et Mademoiselle Hippo veut faire des bêtises, ce nouvel album met en scène un nouveau personnage très attachant, Picot, un jeune hérisson en quête d’affection.

Pourquoi, moi, j’ai jamais de câlins ? (2020) NOUVEAUTÉ

Tout le monde le sait bien : qu’est-ce que la vie est triste sans câlins ! Picot, le jeune hérisson, l’a bien compris, mais à son grand désespoir, personne n’est semble-t-il disposé à lui en donner. Ni maman chatte, ni maman canne, ni le couple d’écureuils amoureux. Il faut dire que ses piquants ne sont pas une incitation à la caresse. Alors Picot s’obstine. Même un « cactus sur pattes » a droit à un peu de tendresse, non ? Heureusement, son grand-père et sa grand-mère vont lui révéler le secret des hérissons… Et ce que Picot va découvrir risque de rendre drôlement jaloux tous les autres animaux qui l’avaient injustement dédaigné. Avec beaucoup d’humour, ce nouvel album de Marianne Barcilon, et Christian Jolibois fait voler en éclat les barrières qui peuvent se dresser entre les individus au nom de la différence. On y retrouve le bel équilibre entre les aquarelles légères et la drôlerie du récit. Comme dans les deux autres albums du binôme, la pirouette finale est inattendue et réjouissante

Mademoiselle Hippo veut faire des bêtises (2018)

Mademoiselle Hippo est sage. Très sage. Trop sage ? Une sagesse qui commence à lui peser, même si elle force l’admiration de tous. Et si elle n‘était pas aussi raisonnable qu’il n’y paraît ? Et si elle cachait bien son jeu, la sainte Nitouche du marigot ! Une énorme envie de faire des bêtises la titille de plus en plus. Faudrait pas la chercher trop longtemps, miss Belles-Quenottes. Et l’occasion va se présenter, trop belle pour ne pas la saisir. Conclusion : méfiez-vous de l’eau qui dort, comme dit le proverbe, et… des enfants trop sages !

Ourson le terrible (2016)

« Sauve qui peut ! ». « Tous aux abris ! ». « Le monstre arrive ! » Malgré sa bouille adorable et sa petite taille, Ourson le Terrible sème la panique parmi les habitants de la forêt… Avec application, le caïd tyrannise tous ceux qui croisent sa route. Mais que cache cette attitude querelleuse et fort peu sympathique ? Et si c’était tout simplement un manque d’amour. Dame Ourse va tenter d’apprivoiser ce petit monstre qui trouvera enfin adversaire à sa taille. Cette première collaboration entre Marianne Barcilon et Christian Jolibois fait mouche. Cette fable très expressive fait entrer Ourson le Terrible dans la galerie des héros les plus attachants de Kaléidoscope.

Retrouvez l’interview croisée de Marianne Barcilon et Christian Jolibois réalisée à l’occasion de la sortie de Ourson le terrible.

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