Lire la suite – Newsletter septembre 2017

Mensonges ! est le nouvel album de Geoffroy de Pennart publié chez Kaléidoscope. Dans ce quatorzième album de la série des loups, on retrouve le célèbre Igor et son fils Lucas. Voici quelques anecdotes qui jalonnent cette saga débutée avec « Le loup est revenu ! » en 1994.

Geoffroy de Pennart. Diplômé de l’École supérieure d’arts graphiques, le « papa » du loup Igor (et de nombreux autres personnages) est auteur, illustrateur et graphiste. Il a longtemps travaillé dans la presse, la publicité et la communication. En 1992, son amie Isabel Finkenstaedt lui ouvre les portes de l’édition jeunesse et lui propose d’illustrer un conte. Il choisit La Reine des abeilles (d’après les frères Grimm). Il a ensuite l’idée d’une histoire à suspense. Voici comment commence le livre : « Monsieur Lapin a peur d’aller se coucher. Il vient de lire une nouvelle terrifiante dans le journal : LE LOUP EST REVENU !… »

Le loup est revenu !. Sorti en 1994, Le loup est revenu ! est devenu un best-seller. On ne compte plus le nombre d’écoles et d’instituteurs qui s’en servent comme support pédagogique. « Je n’avais aucune idée de l’accueil que ce livre recevrait. J’étais loin d’imaginer que les personnages de cette histoire m’accompagneraient pendant toutes ces années. » L’originalité de l’album réside dans l’intervention un peu détournée de personnages de contes (« Les Trois Petits Cochons », « Le Petit Chaperon rouge »…) qui deviendra un des fils conducteurs de nombreux albums de Geoffroy de Pennart. On ne fait connaissance avec le fameux loup qu’à la toute fin de l’album.

14. C’est le nombre d’albums qui constituent la série des loups. Le dernier paru s’appelle Mensonges ! et met en scène Igor et son fils Lucas. Igor, le loup de Geoffroy de Pennart, apparaît pour la première fois dans « Le loup est revenu ! ». Il n’a pas encore de nom. « J’ai certainement été inspiré lors de sa création par mes souvenirs du loup de Tex Avery. » Très élégant, Igor porte un pantalon bouffant glissé dans des bottes, une veste, un gilet et un nœud papillon rouge. Il roule en voiture de sport. Au fur et à mesure des albums, on découvre qu’Igor est marié à Valentine, qu’il a cinq garçons, dont Lucas, le « loup sentimental ».

3 100 000. C’est le nombre d’exemplaires vendus à ce jour de la série, toutes éditions confondues. Les albums ont été traduits en grec, vietnamien, espagnol, catalan, italien, chinois, japonais, coréen, turc, allemand, portugais, polonais, arabe (Liban) et même en basque.

Sophie, la vache musicienne. Publié en 1999, Sophie, la vache musicienne n’appartient pas à la série des loups. Toutefois, Geoffroy de Pennart ne résiste pas à la tentation d’y glisser une petite apparition de Lucas sur une double page. Un peu comme les célèbres caméos du réalisateur Alfred Hitchcock !

Pièce de théâtre. Créé en 2011 par la compagnie Les Nomadesques, « Le loup est revenu ! » est désormais reconnu comme un classique dans les spectacles jeune public. Joué dans plusieurs théâtres parisiens, mais aussi au Festival Off d’Avignon, le spectacle revient à « L’Alhambra » à Paris (du 8 octobre 2017 au 4 mars 2018) pour sa cinquième saison. Plus de 100 000 spectateurs ont déjà vu ce spectacle.

Une exposition. Loup y es-tu ? a été réalisée par la galerie « L’art à la page » et inaugurée au musée de Castres en 2010. À travers 60 originaux, extraits notamment des albums « Le loup est revenu ! » ou « Le Loup sentimental », et un parcours ludique, cette exposition itinérante permet de (re)découvrir l’univers décalé et parodique de Geoffroy de Pennart. Elle sera visible du 3 au 21 octobre 2017 au centre d’animation « Le Temps des cerises » à Issy-les-Moulineaux (92).

Un jeu de société. Depuis 2015, « L’école des loisirs » décline les héros d’albums jeunesse en jeux. Igor a donc lui aussi désormais le sien : « Toc ! Toc ! Toc ! ». Drôle (comment pourrait-il en être autrement ?), il est basé sur la rapidité et la reconnaissance visuelle. Et évidemment, c’est le joueur qui imite le mieux le hurlement du loup qui commence la partie.

Claudine Colozzi

Septembre 2017

 

Dans les coulisses d’un album : Le Bondivore Géant, écrit par Julia Donaldson et illustré par Helen Oxenbury

 

Mais qui est donc ce monstre qui a élu domicile dans le terrier de Lapin et terrorise tout le monde avec sa voix de stentor ? « C’est moi le BONDIVORE GÉANT, aussi horrible que méchant ! » crie l’inconnu retranché au fond de son abri. Impossible de rentrer chez soi. Lapin appelle ses amis Minette, Ours et Éléphant à la rescousse pour l’aider à chasser ce squatteur de terriers. En vain. Tous sont aussitôt saisis du même effroi et restent pétrifiés dès que la voix mystérieuse retentit. Seule Maman Grenouille osera braver la mystérieuse créature…

Le Bondivore Géant marque la première collaboration entre Julia Donaldson, célèbre auteure britannique (on lui doit notamment « Le Gruffalo »), et Helen Oxenbury, l’illustratrice, elle aussi britannique, du grand classique La chasse à l’ours. Inspiré d’un conte traditionnel centré sur un petit personnage qui trompe la Terre entière avec sa voix impressionnante, en complet décalage avec son physique, cet album entretient un étonnant suspense. Le dénouement, en forme de pied de nez aux peurs qui nous paralysent, devrait surprendre et bien amuser les jeunes lecteurs.

Ravie de collaborer avec Helen Oxenbury, Julia Donaldson a déclaré dans une interview qu’elle était l’illustratrice idéale pour cette histoire tant elle excelle à donner vie aux animaux – certaines mimiques sont irrésistibles – en les dotant d’une personnalité propre. Tout en parvenant à restituer les émotions et l’humour du récit. L’une des scènes préférées de Julia Donaldson est sans conteste celle où les animaux découvrent la supercherie et rient aux éclats du bon tour que le « Bondivore Géant » vient de leur jouer. On applaudit !

Claudine Colozzi

Septembre 2017

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