Lire la suite – Newsletter mars 2019

Coulisses d’une nouveauté : Hulotte de Juliette Lagrange

Aujourd’hui, c’est décidé, j’arrête d’être timide ! C’est ce que Hulotte aimerait bien se dire, mais vaincre ses appréhensions n’est pas chose facile. Décide-t-on du jour au lendemain de changer sa personnalité ? Surtout quand la maîtresse vous a demandé de préparer un exposé. À la simple idée de prendre la parole devant Manon, Mésange et surtout le grand Léon, ses camarades, Hulotte perd tous ses moyens. « Ses yeux se brouillent, son cœur se serre, ses pattes tremblent. » La nuit, impossible de fermer l’œil – rien d’étonnant quand on est un rapace nocturne ! Hulotte se passe et se repasse le film : elle n’y arrivera pas. Mais le hasard va lui apporter sur un plateau le sujet qui pourra peut-être lui permettre de surmonter sa peur et susciter l’intérêt de ses copains. De toute façon, elle n’a pas le choix : « Quand il faut y aller, faut y aller ! »

Après Mon petit pot de colle, un premier album sorti en 2018 et réalisé avec Christine Naumann-Villemin, Juliette Lagrange donne vie à Hulotte, étonnante héroïne à la tête ronde mangée par deux immenses yeux très expressifs. Beaucoup d’enfants timides ne manqueront pas de s’identifier à cette petite chouette introvertie qui puise son courage dans la compagnie de Ronron, un petit doudou hérisson. Comment prendre confiance en soi ? Comment ne pas se laisser submerger par les émotions ? Et si le monde n’était pas si hostile ? Et si notre entourage était finalement plus bienveillant qu’on ne le redoutait ? Et si apprivoiser sa peur rendait tout simplement plus fort ? C’est tout cela que découvre Hulotte dans cet album qui aidera les plus timides à se lancer et à gagner en assurance.

On retrouve dans Hulotte la poésie du trait et le souci du moindre détail de l’illustratrice. En amoureuse de la nature et de la botanique, Juliette Lagrange juxtapose végétation et univers urbain avec beaucoup de talent. Et les Lyonnais reconnaîtront même avec plaisir les bâtiments colorés et les quais de Saône de leur belle ville.

 

Claudine Colozzi

Mars 2019

La thématique du mois : nos grands-parents

Papi, mamie, grand-père, grand-mère, pépé, mémé, papou, mamou… Peu importe le petit nom qu’on leur donne, les grands-parents sont ces personnes avec qui on aime passer du temps quand on est enfant. Ceux qui écoutent, consolent, gâtent, cajolent, aident à grandir, ou transmettent des secrets ou des savoir-faire insoupçonnés. À l’occasion de la sortie de Papy raconte n’importe quoi de Marianne Barcilon et Sylvaine Jaoui, voici quelques albums qui mettent en valeur cette belle relation familiale qui s’écrit entre des grands-parents et leurs petits-enfants.

Papy raconte n’importe quoi de Marianne Barcilon et Sylvaine Jaoui 

Les grands-parents ont vraiment une manière bien à eux de rassurer leurs petits-enfants réveillés par un cauchemar. Prenez le papy d’Eliot. Il a son idée sur la personnalité du monstre qui trouble les nuits de son petit-fils. Un grand méchant loup ? Point du tout. Une vilaine sorcière au nez crochu ? Pas le moins du monde. Un ogre dévoreur d’enfants ? Vous n’y êtes pas. Le papy d’Eliot a une solution, mais elle ne convainc guère le petit garçon. Décidément, son grand-père raconte vraiment n’importe quoi ! Et s’il était préférable de se recoucher et d’oublier tout ça ? Dans ce nouvel album illustré par Marianne Barcilon, une grande fidèle de Kaléidoscope, on s’amuse à (re)découvrir combien l’imagination des enfants est fertile. Eh bien, ce n’est rien à côté de celle des papys qui veulent rassurer leurs petits-fils.

La vérité sur les grands-parents d’Elina Ellis

Beaucoup d’idées reçues circulent sur les grands-parents. Ils ne seraient pas marrants, ils seraient lents et maladroits… On dit même que les grands-parents n’aimeraient ni danser, ni rire, ni partir à l’aventure. Mais les personnes qui pensent ainsi ne connaissent assurément pas ceux du narrateur de La Vérité sur les grands-parents ! Malgré leurs rides et leurs rhumatismes, les siens s’adonnent au yoga, adorent les montagnes russes de la fête foraine et, croyez-le si vous le voulez, sont encore amoureux !

Louna et la chambre bleue de Christine Davenier et Magdalena Guirao Jullien

Louna compte parmi ses enfants tranquilles, rêveurs, un rien solitaires, qui ne s’ennuient jamais. Et pour cause ! La capacité de cette fillette à se créer des voyages imaginaires est sans limite. Surtout lorsqu’elle rend visite à sa grand-mère et qu’elle en profite pour traverser le papier peint en toile de Jouy qui couvre les murs de la chambre bleue. Les siestes deviennent des vagabondages magnifiques grâce à la complicité de cette mamie douce et bienveillante.

Ma mamie d’Emma Chichester Clark

Avec sa mamie, Mimi apprend à compter… Et c’est plutôt amusant ! Car sa grand-mère saisit tous les prétextes pour l’inciter à le faire : combien de fleurs ? de doigts ? d’oranges ? Combien de boîtes de soupe au poulet ou de pots de miel ? Au fil des pages, la fillette prend confiance en elle, entraînée par cette infatigable mamie. Apprendre à compter est finalement un jeu d’enfant.

Tu te souviens ? de Martine Beck et Annie Bonhomme

Quand deux jeunes ours repensent à leur grand-père disparu, ils se sentent soudain très tristes. Alors que Barzolo et Barzolino se promènent dans la montagne, ils se souviennent qu’ils venaient y pêcher, faire du ski, se baigner, s’amuser avec Grand-Papa. Mais tout ça, c’était avant que celui-ci ne s’endorme pour toujours. Depuis, rien n’est plus vraiment pareil. Mais il y a quelque chose qui peut apporter beaucoup de joie et dissiper la tristesse : les souvenirs des moments heureux passés ensemble, que l’on peut raconter une fois devenu adulte.

Claudine Colozzi

Mars 2019

 

 

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