Lire la suite – Newsletter mars 2017

Coulisses d’un succès : Va-t’en, Grand Monstre Vert !

Va-t’en, Grand Monstre Vert ! est un incontournable du catalogue de Kaléidoscope. Vingt ans après, il continue de séduire les jeunes lecteurs par sa présentation originale et son thème universel : comment apprivoiser ses peurs.

L’histoire :

Un grand monstre vert avec un long nez bleu turquoise, deux grands yeux jaunes, des cheveux violets ébouriffés, des dents blanches et pointues se cache à l’intérieur de ce livre. Au fil des pages à trous, selon un mécanisme original, à la fois simple et très sophistiqué, le lecteur décide de le faire apparaître ou… disparaître !

L’auteur :

Ed Emberley, 86 ans, est un auteur américain qui a réalisé plus d’une cinquantaine d’albums pour la jeunesse. Ses deux enfants, Michael et Rebecca, sont également illustrateurs de livres pour enfants.

Année de sortie : 1996 (1992 pour l’édition américaine).

Nombre d’exemplaires vendus : 228 660 exemplaires, environ 20 000 par an.

Nombre de réimpressions : 30.

Ce qu’Isabel Finkenstaedt, la directrice éditoriale de Kaléidoscope, en pense : Quand on m’a parlé de cet album, nous étions encore une jeune maison d’édition. C’était un défi en termes de fabrication. Mais j’ai répondu : « On y va ! » sans savoir qu’il deviendrait l’un des best-sellers de notre catalogue et que son succès ne se démentirait pas plus de vingt ans après sa sortie. C’est un livre extraordinaire car il dit à l’enfant : « Tu as le pouvoir de dominer tes peurs » tout en lui donnant les clefs pour y parvenir. Et ce que j’apprécie surtout, c’est sa simplicité. Le texte ne doit pas excéder les cinquante mots, mais quelle efficacité ! Les parents et les enfants l’ont vite plébiscité. Tout comme les professeurs des écoles qui l’utilisent comme support de nombreux projets pédagogiques. Chaque année, au Salon du livre jeunesse de Montreuil, les petits qui visitent le stand de Kaléidoscope le reconnaissent immédiatement au milieu de tous les autres. Certains s’installent et le récitent par cœur !

Ce que les lecteurs en disent :

« À 3 ans, les enfants sont confrontés aux peurs, aux cauchemars. Ce livre exorcise subtilement tout ça en faisant disparaître petit à petit chaque élément qui peut les alimenter. »

« Rire de ses peurs n’attend pas le nombre des années ! Grâce à un jeu d’apparitions et de disparitions, accessible aux tout-petits, le monstre coloré de ce livre se dévoile peu à peu jusqu’à se laisser apprivoiser et crier dessus par les plus courageux. »

« Qui a peur du Grand Monstre Vert ? Pas les enfants, puisqu’ils savent qu’il leur suffit de tourner les pages pour le faire disparaître selon leur désir ! »

Sources : www.avisdemamans.com, www.babelio.com .

Anecdote :

Dans Bonne nuit, Petit Monstre Vert, sorti en 2013, on découvre que Grand Monstre Vert est papa d’un petit monstre qui lui ressemble beaucoup. Cet album permet d’aborder le thème du coucher, sensible pour certains enfants.

Propos recueillis par Claudine Colozzi

Avril 2017

 

Coulisses d’un rendez-vous : la Foire du livre de jeunesse de Bologne

« Temple mondial de l’édition jeunesse », la Foire du livre de jeunesse de Bologne réunit des milliers de professionnels venus du monde entier. Du 3 au 6 avril, 1 300 exposants de 75 pays ont été accueillis pour cette 54e édition. Comme chaque année, Kaléidoscope s’est rendu sur place pour représenter et vendre ses auteurs maison à l’international et dénicher les dernières tendances du livre jeunesse.

La Foire du livre de jeunesse de Bologne, c’est quoi ? Qu’est-ce qui s’y passe ?

La Foire du livre de jeunesse de Bologne est une foire d’échanges de droits et de coédition. C’est un moment convivial, « hyper-excitant », « stimulant », où l’on se retrouve chaque année avec plaisir entre professionnels fidèles à ce rendez-vous. C’est également une vitrine pour promouvoir ses auteurs à l’étranger. On y découvre le travail des éditeurs du monde entier et on « prend le pouls du marché de l’édition jeunesse » en identifiant les pays les plus dynamiques ou les plus innovants.

Pourquoi aller à Bologne ?

Pour une maison comme Kaléidoscope, Bologne offre l’opportunité – et le plaisir – de faire découvrir ses nouvelles productions aux éditeurs étrangers. Ceux-ci se montrent toujours contents de retrouver des auteurs qu’ils connaissent ou qui figurent déjà dans leur catalogue. Ils sont aussi curieux de découvrir de nouveaux talents français. Pendant quatre jours, Kaléidoscope négocie la vente des droits à l’étranger des titres de ses auteurs ravis de voir leur(s) album(s) traduit(s) dans d’autres langues. Enfin, Kaléidoscope cherche aussi des « talents qui viennent d’ailleurs » pour enrichir son catalogue.

Quels albums ou auteurs ont été découverts à Bologne ?

Beaucoup d’Anglo-Saxons, mais aussi des auteurs venant de Corée ou d’Inde. De nombreux albums figurant au catalogue ont été achetés à Bologne comme Le beau Ver dodu (Marisabina Russo, Nancy Van Laan), Le parcours de Paulo (Nicholas Allan), Bébés chouettes (Patrick Benson, Martin Waddell) ou plus récemment La piscine (JiHyeon Lee) ou Falgu le fermier part en voyage (Chitra Soundar, Kanika Nair). Côté auteurs, Bologne a permis l’arrivée chez Kaléidoscope d’Emily Gravett, Oliver Jeffers, Mo Willems, Philip et Erin Stead…

La to-do list de Kaléidoscope à Bologne

Être les ambassadeurs des auteurs maison, faire connaître et vendre les droits des albums produits par Kaléidoscope dans d’autres pays, rapporter quelques pépites à publier qui « font battre le cœur ». Hébergée sur le stand du Bief (Bureau international de l’édition française), qui promeut l’édition française à l’étranger, l’équipe de Kaléidoscope ne chôme pas (quatre jours d’entretiens d’environ trente minutes).

Quelles étaient les tendances pour cette édition 2017 ?

Comment parler des migrants aux enfants ? C’est l’une des questions phares qui a été abordée cette année. Plusieurs albums se sont emparés de ce thème. La tendance rétro semble avoir suscité un vif engouement, comme en témoigne la réédition d’albums épuisés des années 1980 ou de grands classiques américains des années 1970. Enfin, l’édition jeunesse ne semble pas être épargnée par la tendance « licorne multicolore ». Cet animal mythique a déjà envahi le monde de la mode et de la déco. Attention à l’overdose d’arcs-en-ciel !

Qu’est-ce qu’on rapporte de Bologne ?

De l’énergie, des idées, de nouvelles inspirations, de belles surprises, de nouveaux partenaires étrangers, la satisfaction de la vente à l’international des droits d’albums qu’on a aimé publier et défendre, des options pour de nouveaux projets d’édition ou de coédition afin de préparer le prochain catalogue.

Claudine Colozzi

Avril 2017

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