Lire la suite – Newsletter juin 2019

Coulisses d’un succès : La vague de Suzy Lee

Avec son format à l’italienne et son épure poétique, La vague est l’un des albums incontournables du catalogue de Kaléidoscope. Sorti il y a dix ans, cet ouvrage original continue de fasciner les jeunes lecteurs qui se laissent happer par la puissance évocatrice des illustrations de la Coréenne Suzy Lee. Cette fillette face à l’immensité de la mer a le pouvoir de susciter en chacun de nous un flot d’émotions inattendues. 

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L’histoire

Une petite fille fascinée par la mer cherche à la dompter, joue, saute dans l’eau, se retrouve trempée et découvre les coquillages laissés par la vague. La mer et les mouettes semblent répondre aux jeux de l’enfant.

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L’auteure

Suzy Lee est née en Corée du Sud en 1974. Elle a étudié les arts appliqués à l’université nationale de Séoul puis a suivi les cours du Camberwell College of Arts à Londres. Elle vit et travaille à Séoul. « Je pense vraiment que le dessin n’a pas pour fonction d’“illustrer” quoi que ce soit. Le dessin parle de lui-même, il se suffit en tant que tel ; les livres sans texte ont leur propre logique (…) On entend mieux quand il n’y a pas de bruit ; dans les rêves, les sons sont plus nets parce qu’ils viennent de notre mémoire. »

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Année de sortie : 2009 (2008 pour l’édition américaine). Format à l’italienne.

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Nombre d’exemplaires vendus : 15 000

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Le pli qui sépare les pages :

Pour Suzy Lee « Un pli entre deux pages, ce n’est pas seulement l’endroit où les pages sont assemblées, cousues, c’est aussi un endroit où l’histoire peut se poursuivre. Quand la fillette décide d’aller voir ce qui se passe sur la page opposée, elle traverse le pli qui sépare les deux pages. Elle est littéralement absorbée par cette pliure centrale, dont elle émerge comme Alice quand elle traverse le miroir. »

Gabriel du blog lamareauxmots ajoute « La pliure de l’album sert de limite entre la petite fille et son reflet, le réel et l’imaginaire. Au départ il y a une parfaite symétrie entre la page de gauche et celle de droite, ensuite la petite fille entre dans la pliure et tout est bousculé. C’est un album très poétique et graphiquement à tomber par terre ! Il n’y a aucun texte. On invente donc nous-mêmes l’histoire ou on laisse les enfants nous dire ce qu’il se passe, d’après eux. On fait travailler leur imaginaire. »

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Ce que les lecteurs en pensent :

« Nul besoin de mots, nul besoin de phrases, nul besoin de textes. Les illustrations de Suzy Lee parlent d’elles-mêmes. Un monde exclusivement fait d’images, de couleurs, de gris, de noir, de blanc (…) Un univers où les joies, les peurs, l’odeur même de l’enfance oscillent entre nostalgie d’une période révolue et espoir (ou peur) d’un avenir proche, très proche. Son seul talent d’illustratrice lui vaut de sublimer des thèmes amplement traités dans la littérature jeunesse : l’enfance, la non-entente des parents, les différentes peurs propres aux enfants. »

Bibliolibra (Source : babelio.com)

« La vague est un temps récréatif, une tranche de vie enfantine passée à la plage où une petite fille s’amuse seule. Défiant les vagues qui vont et viennent, trépignant, riant parmi les mouettes, elle trouve à passer le temps sans s’ennuyer si l’on en croit les expressions et gesticulations de l’enfant qui entre et sort de la plage au rythme des roulis marins. »

Blog L@L, la faim de loup à lunettes

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Anecdote :

Suzy Lee a terminé La vague à peine une semaine avant la naissance de son fils Sahn. C’est pourquoi elle lui a dédié l’album. « Je pense qu’à chaque fois que je verrai ce livre, je me souviendrai de moi avec mon gros ventre de femme enceinte, en train de travailler sur ce livre et d’imaginer mon futur bébé. »

Source : « Une conversation avec Suzy Lee », Kaléidoscope / Chronicle Books.

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Claudine Colozzi

Juin 2019

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Juin : C’est le mois pour dire merci à maitresse !

 

Bientôt les vacances… En cette fin d’année scolaire, il est l’heure pour les enfants de ranger les cartables et de remercier les institutrices et instituteurs pour cette année passée en leur compagnie. C’est qu’il en faut de la patience et de la bienveillance pour faire classe à des enfants parfois agités ! Dans les albums de Kaléidoscope, les maîtresses ont souvent affaire à de drôles de petits garnements qui leur en font voir de toutes les couleurs. 

 

Les courges de Sophie vont à l’école de Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf

C’est le premier jour d’école et Sophie n’est pas très rassurée. Elle se sent un peu effrayée par ses nouveaux camarades de classe qui tous paraissent à l’aise pour sympathiser avec les autres. Accompagnée de ses deux fidèles amies courges, Béa et Bonnie, la fillette a du mal à se fondre dans ce groupe bruyant et facétieux. Heureusement Sophie n’est pas seule pour affronter ce nouvel environnement, la maîtresse n’est pas loin…

 

Mlle Nelson a disparu ! de Harry Allard et James Marshall

La douce Mlle Nelson a beaucoup de difficultés avec les élèves de sa classe. Impossible de les faire taire, de leur demander de se concentrer sur leurs devoirs ou d’être attentifs durant le temps de lecture. Mais un matin, la gentille institutrice manque à l’appel… Sa remplaçante, Mlle Viola Bourbe, avec sa robe noire et son nez crochu, n’est pas loin de ressembler à une sorcière. En tout cas, elle entend bien remettre de l’ordre dans cette classe agitée.

 

Perdus au musée ! de Laure Monloubou

Aujourd’hui, c’est jour de sortie scolaire. « Dans un musée, on ne court pas, on ne mange pas, on ne crie pas, on ne touche pas, on REGARDE ! » répète mademoiselle Simone qui égrène les recommandations d’usage tout en comptant et recomptant ses petits protégés. « Et surtout, surtout, on ne lâche pas la main de son copain », ajoute-t-elle. Heureusement que Justin et Noémie ont écouté les conseils de leur maîtresse ! À deux, ils vont vivre une aventure étonnante.

 

L’autre Guili Lapin de Mo Willems

Guili Lapin, le doudou chéri de Trixie, se rend à l’école maternelle aujourd’hui. Trixie est impatiente de le présenter à ses amis. Il est tellement extraordinaire, il n’y en a pas deux comme lui ! C’est du moins ce que croyait Trixie… Car quelle n’est pas sa surprise de découvrir qu’une autre élève possède le même Guili Lapin ! Et quand en plus la maîtresse confisque les doudous durant la journée, pour la fillette la coupe est pleine ! Surtout si les doudous ont été échangés…

 

Jour de musique de Christine Naumann-Villemin et Éléonore Thuillier

La musique adoucit les mœurs. C’est sans doute ce que pensait mademoiselle Yodelle en décidant ce matin-là de sortir une boîte pleine d’instruments. Cris de joie enthousiastes dans la classe ! Ours veut jouer de la flûte, Cochon empoigne les cymbales, Chien attrape les baguettes du tambour, Lapinoute souffle déjà dans la trompette. C’est magique : tous les enfants sont attirés par la musique. Mais l’institutrice a-t-elle choisi le bon moment pour familiariser ses jeunes élèves à la pratique d’un instrument ? Va-t-elle parvenir à canaliser leur énergie débordante ?

 

Gloups de Christine Naumann-Villemin et Marianne Barcilon

Avoir Gloups dans sa classe n’est assurément pas de tout repos. Le petit monstre glouton a beau faire tous les efforts du monde pour rester sage, comme le lui a recommandé sa maman, la tentation est trop grande pour cette première journée d’école. Alors, quand la gentille maîtresse se penche vers lui à la fin de la classe pour le féliciter, peut-être va-t-elle le regretter !

 

Claudine Colozzi

Juin 2019

 

 

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