Lire la suite – Newsletter janvier 2018

Dans les coulisses d’un album…

Petite Baleine de Jo Weaver

 

Quelle joie de retrouver le magnifique fusain de l’illustratrice britannique Jo Weaver découverte en 2016 avec son premier album Mon Tout-Petit ! Dans Petite Baleine, elle nous raconte une touchante histoire de relation filiale, celle qui unit un baleineau femelle et sa mère. « Notre voyage sera long, mon bébé… Nous allons chez nous », prévient la mère protectrice. Le voyage débute dès les premières pages. Le lecteur se retrouve plongé dans l’immensité des fonds marins en compagnie de ce tendre tandem. Maman et Petite Baleine entreprennent la longue migration qui va les conduire des mers chaudes aux eaux du Grand Nord plus abondantes en nourriture.

Un long voyage effrayant pour le jeune animal, mais nécessaire pour leur survie. Dans la nature aussi, les baleineaux effectuent ce déplacement avec leur mère qui veille sur eux, les protège et les encourage quand l’épuisement les gagne. Avec une patience infinie et la force de l’amour parental, guidée par son instinct, maman soutient sa petite baleine et garde le cap jusqu’à leur destination.

Le précédent album de Jo Weaver était un conte des quatre saisons. Accompagné de sa maman, Tout-Petit l’ourson explorait son univers au cours d’une année entière. On le voyait grandir au diapason des changements des paysages. Petite Baleine est aussi un formidable hymne à la beauté de la nature. Mais aussi à la baleine bleue, le plus grand mammifère marin grandement menacé par le réchauffement climatique et les activités humaines. À l’échelle de la planète, il n’en resterait plus que 5 000.

Sensibiliser les enfants et par la même occasion leurs parents à la protection de l’environnement, voilà une belle ambition pour cet album. Il peut aussi se lire comme un récit initiatique dont Petite Baleine sortira plus forte, prête à se lancer seule lors de la prochaine migration.

Claudine Colozzi

Janvier 2018

 

Des albums pour danser et écouter de la musique !

Beaucoup de parents se demandent comment donner le goût de la danse ou la musique à leurs enfants. Comment respecter leurs envies et ne pas leur imposer ses propres choix ? Voici quelques idées de lectures pour apprentis musiciens et ballerines en herbe.

Une danseuse ne porte pas de lunettes de Claudine Colozzi et Elsa Oriol (en librairie le 31 janvier)

Peut-on être une ballerine quand on porte des lunettes ? Daisy ne s’était jamais posé la question jusqu’à ce que son professeur la choisisse pour danser dans le spectacle de fin d’année ! Mais Monsieur Golovine a été intraitable : la fillette devra quitter ses lunettes pour monter sur scène… Déterminée et combative, Daisy trouvera au fond d’elle la solution. Elsa Oriol retranscrit avec beaucoup de sensibilité l’atmosphère des cours de danse classique. Et toute ressemblance entre Daisy et l’auteure du texte n’est pas fortuite !

 

Danse, Prosper, danse ! de Laure Monloubou

Le jeune Prosper a la danse dans le sang. Regardez-le sautiller, faire des pirouettes et des cabrioles ! Ses parents décident de l’inscrire à un cours de danse. Mais, ô surprise, pas un seul garçon ! Et les filles, les chipies, n’entendent pas lui faire de cadeau. Prosper va-t-il déchanter ou s’accrocher ? C’est sans compter avec la détermination du garçonnet.

 

Le récital de piano de Akiko Miyakoshi

Momoko doit présenter son premier récital de piano et le trac commence à monter. Dans les coulisses, elle se répète en boucle, comme un mantra : « ça va aller, ça va aller. » Où puisera-t-elle le courage d’affronter sa peur et sa timidité et de monter sur scène pour jouer devant les spectateurs ? Grâce au soutien inattendu d’une petite souris qui participe, dans son monde miniature parallèle, à un autre concert. À lire avant toute audition, tout examen ou spectacle de fin d’année quand on pratique un instrument ou la danse. Pour laisser s’envoler les appréhensions et gagner en confiance en soi !

 

La contrebasse de Stéphane Henrich

Hélas pour Charlotte, son papa n’a qu’un grand regret dans sa vie : il aurait aimé être contrebassiste. C’est pour cela qu’il n’a de cesse d’inciter sa fille à jouer de cet instrument pour partager ses souvenirs. Mais Charlotte ne semble pas partager son inclination pour la contrebasse. Si, comme le répète papa, « la pratique d’un instrument est une inépuisable source de joies », faut-il absolument projeter nos rêves sur la vie de nos enfants ? Ce livre invite à se poser la question.

 

Sophie la vache musicienne de Geoffroy de Pennart

Sophie est une vache qui joue divinement du piano. Sa famille et ses amis sont ses premiers fans. Quand elle décide de tenter sa chance dans un concours de musique, tout le monde est triste à l’idée de ne plus se délecter de ses concerts. Mais a-t-elle anticipé qu’il faut faire partie d’un orchestre pour prétendre passer cette audition ? Mais malgré son incontestable talent, personne ne veut d’elle. Mais Sophie a plus d’une corde à son piano !

 

Claudine Colozzi

Janvier 2018

 

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