Lire la suite – Newsletter Janvier 2016

Coulisses d’une nouveauté
C’est juste Stanley de Jon Agee

C’est juste Stanley est le premier album de l’Américain Jon Agee publié chez Kaléidoscope. Voici quelques éléments pour faire mieux connaissance avec cet auteur qui publie des livres pour la jeunesse depuis 1982.

Enfance. Jon Agee, 57 ans, a grandi à Nyack, un village dans l’État de New York sur la rive de l’Hudson. Enfant, il écrivait déjà des livres avec la complicité de sa mère. Il dessinait et lui dictait le texte. Peintre elle-même, elle l’a beaucoup encouragé dans sa vocation d’illustrateur.

1er dessin. Il publie son premier dessin dans le New York Times alors qu’il est encore au lycée. Une grande fierté pour lui !

Chiens. Jon Agee adore les chiens. Il possède un bichon havanais. Stanley, le beagle de C’est juste Stanley, n’est pas son premier héros canin. Dans l’album Ellsworth, son personnage principal est un chien, professeur d’université enseignant l’économie qui mène une double vie : humain le jour et canidé une fois rentré chez lui.

Succès. Son quatrième livre, L’Extraordinaire Tableau de Félix Clousseau, publié à L’école des loisirs, est son premier succès. L’histoire ? Félix Clousseau, peintre inconnu, reçoit le Grand Prix pour un tableau qui fait « coin-coin » ! Il devient célèbre et ses ennuis commencent…

Inspiration. Les idées d’albums surgissent au fur et à mesure qu’il dessine. Il s’amuse aussi à prendre comme point de départ les questions les plus insolites. Il tente d’y apporter des réponses en imaginant une histoire. Le thème d’un gamin de huit ans qui décide de prendre sa retraite est né de l’observation d’écoliers croulant sous le poids de leur cartable, jonglant entre leurs devoirs et les activités extrascolaires.

Modèle. Le dessinateur Tomi Ungerer a beaucoup inspiré son travail. Il a toujours aimé ses personnages délicieusement farfelus.

Palindrome. Jon Agee raffole de cette figure de style qui désigne un texte ou un mot dont l’ordre des lettres reste le même, qu’on le lise de gauche à droite ou de droite à gauche. Il a écrit plusieurs livres autour de ces mots symétriques. Malheureusement difficiles à traduire en français !

 
  

Dans les coulisses d’un album…
La piscine de Jihyeon Lee

Plongera-t-il ? Ne plongera-t-il pas ? Un garçonnet, bonnet de bain blanc et petites lunettes rondes de natation, se tient devant une piscine. Contemplant l’immensité bleue, assis sur le rebord du bassin, il apparaît soucieux… quand une horde de nageurs exubérants fait une entrée fracassante. Ça saute, ça crie, ça éclabousse, ça canarde à grands coups de pistolet à eau ! Intimidant ? Oh, oui ! Mais l’apprenti nageur se jette à l’eau. Sous la surface, il rencontre une fillette mue par la même curiosité qui l’entraîne dans une aventure sous-marine. Cache-cache avec des murènes, course-poursuite au milieu des poissons, rencontre improbable avec une baleine, l’escapade buissonnière se révèle pleine de surprises. Sous la banalité quotidienne se cache donc une richesse insoupçonnée. De quoi réconforter nos deux jeunes téméraires d’avoir osé braver les profondeurs chlorées.
Isabel Finkenstaedt a eu le coup de foudre pour cet album sans texte de la Coréenne Jihyeon Lee. « Ce type d’albums entraîne une autre relation à la lecture, qui laisse plus de place à l’imagination et à l’interprétation de l’enfant et de l’adulte. » Un peu risqué ? Pas lorsque le message est aussi universel. Le « souffle puissant » du trait de Jihyeon Lee, qui signe ici son premier album pour la jeunesse, sa sensibilité ont séduit l’éditrice. « Il y a bien sûr plusieurs interprétations possibles, mais la peur de l’eau est une peur commune à beaucoup d’enfants qui se reconnaîtront dans ce personnage. » Ce livre les aidera à apprivoiser cet élément hostile. À la fin, les deux jeunes nageurs sortent ensemble de l’eau, tandis qu’à l’arrière-plan la foule quitte la piscine. Les regards et les sourires échangés en disent long sur le chemin parcouru.

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