Lire la suite – Newsletter février 2019

Coulisses d’une nouveauté : La vérité sur les grands-parents d’Elina Ellis

Qui a dit que les grands-parents étaient des personnes tristes, maladroites ou lentes ? Qui a dit que les grands-parents n’aimaient ni danser, ni rire, ni partir à l’aventure ? Sans doute quelqu’un qui ne connaît pas ceux du narrateur de La vérité sur les grands-parents ! Malgré leurs rides et leurs rhumatismes, les siens s’adonnent au yoga, adorent les montagnes russes de la fête foraine et, croyez-le si vous le voulez, sont encore amoureux !

La vérité sur les grands-parents est le premier livre d’Elina Ellis chez Kaléidoscope. D’origine ukrainienne, diplômée en illustration de la Cambridge School of Art, elle a remporté le prestigieux Macmillan Prize for Illustration en 2017 et s’affirme comme un nouveau talent à suivre. Elle a incontestablement un don (qui n’est pas sans évoquer celui du génial Quentin Blake) pour croquer les expressions des personnages. Comme le précise Camille Guénot, éditrice chez Kaléidoscope : « Elina Ellis débute mais elle a déjà compris l’essentiel : la complémentarité texte-images. Le texte est toujours contredit par le dessin, avec une efficacité rare. » L’album se présente en effet comme un diptyque qui raconte deux histoires en parallèle. « D’un côté les mots, simples, qui énoncent des vérités absolues (“Les grands-parents ne sont pas marrants”, “Les grands-parents sont lents”, “Ils ont peur du progrès ”…), et de l’autre les dessins, qui ont une incroyable énergie et montrent des grands-parents fantaisistes, bien loin des clichés. »

Combattre les stéréotypes, c’est bien toute la force de La vérité sur les grands-parents : ne pas voir le troisième âge comme une période atone et triste et donner une autre vision du rapport entre les générations. C’est avec beaucoup de tendresse et d’empathie qu’Elina Ellis montre les papis et mamies tels qu’ils sont : non pas des rabat-joie ou des boulets, mais de formidables personnes qui ont encore soif de vivre et ont tant à transmettre à leur petits-enfants.

 

Claudine Colozzi

Février 2019

Coulisses d’un auteur-illustrateur : Jo Weaver

 

À l’occasion de la sortie de Petits Tigres, le troisième album de Jo Weaver chez Kaléidoscope, faisons mieux connaissance avec cette jeune Britannique talentueuse très inspirée par la nature et ses beautés menacées.

On a découvert Jo Weaver en 2016 avec Mon Tout-Petit, un conte des quatre saisons entièrement dessiné au fusain. Au lieu de jouer avec une explosion de couleurs, l’auteure britannique faisait défiler les quatre saisons par petites touches subtiles. Une parfaite réussite. Après Petite Baleine, elle poursuit avec Petits Tigres son exploration du règne animal qu’elle affectionne tant. Celle qui a appris à dessiner en s’inspirant des aquarelles d’Ernest Howard Shepard, Britannique célèbre pour avoir illustré « Winnie l’ourson » et « Le Vent dans les saules », n’a pas son pareil pour croquer les animaux sauvages. Tous ses albums sont des odes à la beauté d’une faune sauvage en péril, et autant de belles manières de sensibiliser les enfants à la protection de l’environnement.

 

Petits Tigres (2019) NOUVEAUTÉ

Maman Tigre et ses petits ne sont plus en sécurité dans leur tanière. Ils doivent trouver un nouvel abri avant la tombée de la nuit. Mais au cœur de la jungle, ce n’est pas chose facile. Heureusement, maman Tigre est là pour protéger ses bébés et les guider dans ce périple.

Ce que raconte l’album

À travers leurs yeux, le lecteur découvre le voyage d’une maman tigre et de ses deux rejetons à la recherche d’une nouvelle tanière. Une métaphore de la quête d’un foyer accueillant tous ceux qui quittent leur pays d’origine dans l’espoir d’un monde meilleur. Comme toujours chez Jo Weaver, l’amour parental est célébré avec beaucoup de lyrisme grâce à ses magnifiques dessins au fusain. L’illustratrice propose un bel hommage au tigre, espèce très menacée dans son habitat naturel.

vvv

Petite Baleine (2018)

Petite Baleine est née dans les mers du Sud. L’heure est venue pour sa maman de l’emmener dans les eaux poissonneuses du Nord où elles rejoindront leur famille. Le voyage est long et éprouvant, mais maman Baleine veille et Petite Baleine est particulièrement courageuse…

Ce que raconte l’album

Le voyage débute dès les premières pages. Le lecteur se retrouve plongé dans l’immensité des fonds marins en compagnie de ce tendre tandem. Un long voyage ponctué par des phénomènes naturels, effrayant pour le jeune animal, mais nécessaire pour leur survie. Avec une patience infinie et la force de l’amour parental, guidée par son instinct, maman soutiendra sa petite baleine et gardera le cap jusqu’à destination.

 

Mon Tout-Petit (2016)

Avec le printemps et ses premiers bourgeons, une nouvelle vie commence pour maman Ours et son ourson. L’heure est venue d’initier son Tout-Petit au monde nouveau qui se dévoile au fil des saisons…

Ce que raconte l’album

Le printemps pointe le bout de son nez et maman Ours sort de sa tanière, entraînant dans son sillage son petit. Encore un peu pataud au début, il s’enhardit sous le regard bienveillant de cette maman soucieuse de l’éveiller à la beauté de la nature. Les premiers pas de l’indépendance, l’euphorie de la découverte, la griserie de la curiosité. Mais il n’est pas encore l’heure de prendre son envol. Au printemps suivant, maman Ours choisira de laisser Tout-Petit affronter seul le monde.

Claudine Colozzi

Janvier 2019

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