Lire la suite – Newsletter août 2019

Questionnaire de Kaléidoscope : Le pigeon de Mo Willems

 

Fidèle du catalogue de Kaléidoscope, l’auteur-illustrateur américain Mo Willems est l’auteur de séries comme celles de Guili Lapin, Chat le chat, et bien sûr celle du Pigeon. Quatre ans après la sortie du Pigeon a besoin d’un bon bain !, revoilà notre héros à l’œil rond avec son et à l’ humour toujours aussi redoutable. Dans Le  pigeon doit aller à l’école !, le volatile fait de la résistance. Comme à son habitude, il se pose mille questions et argumente en interpellant directement les lecteurs. Le pigeon a accepté de répondre au questionnaire de Kaléidoscope, notre rendez-vous librement inspiré du célèbre questionnaire de Proust. Et, évidemment, ce farfelu à plumes excelle dans le comique de répétition.

Le principal trait de ta personnalité ?

L’humilité.

Ta meilleure qualité ?

Je suis le meilleur chauffeur de bus de tous les temps. Sans blague !

Ton pire défaut ?

Une modestie excessive.

Ton occupation préférée ?

Conduire des bus, évidemment !

Ta plus grande peur ?

Aller à l’école. Les tout petits chiens. Et prendre un bain !

Le don que tu voudrais avoir ?

Savoir conduire un bus !

Ta meilleure blague ?

« Combien faut-il de personnes pour conduire un bus ?

– Zéro ! Juste un pigeon ! »

Le truc le plus fou que tu aimerais faire ?

Vous vous posez vraiment la question ?

Ce que tu détestes par-dessus tout ?

Les personnes qui osent affirmer que les pigeons ne peuvent pas conduire un bus.

Ton dernier fou rire ?

Ce questionnaire.

La situation la plus embarrassante que tu aies connue ?

Quand un caneton est venu me demander de partager mon hot-dog.

Ta devise dans la vie ?

Les derniers mots que le philosophe Montaigne a prononcés : « Laissez-moi conduire le bus !! »

vvvv

Coulisses d’une nouveauté : La souris qui voulait peindre d’Aude Picault

« Qu’est-ce qu’elle fricote, cette dame, avec ses tiges de bois ? » se demande Ludivine. Alors qu’elle vient d’emménager dans une nouvelle demeure, la petite souris curieuse découvre une activité pratiquée par la maîtresse de maison, la peinture. Le coup de foudre est immédiat, au point de tourner très vite à l’obsession. Quand tous les membres de sa famille ne pensent qu’à se procurer de la nourriture, Ludivine n’a qu’une idée en tête : dessiner et peindre. Cette passion lui fait-elle prendre trop de risques ? Va-t-elle mettre en péril ceux qu’elle aime ? Mais comment renoncer à cet engouement subit ?

Huit ans après l’album Trop loin ! paru chez Kaléidoscope, Aude Picault, dessinatrice de bande dessinée, revient en littérature jeunesse avec La souris qui voulait peindre, un nouvel album au graphisme élégant et délicat. Un livre « à hauteur de souris » lié à ses souvenirs d’enfance. « Ma mère, peintre amatrice depuis toujours, avait installé son atelier dans le salon, se souvient-elle. L’odeur de térébenthine, de peinture à l’huile, les images accrochées aux murs : paysages de Corot, autoportrait de Rembrandt, nature morte de Modigliani… Toute cette ambiance m’a marquée. »

« J’ai été touchée par cette histoire, visiblement très personnelle, qui parle de créativité, de passion et de la détermination à poursuivre ses rêves, explique Camille Guénot, éditrice chez Kaléidoscope. Aude Picault y aborde une étape clé de l’enfance : l’affirmation de soi, la prise d’indépendance, la distance par rapport au modèle familial. » En effet, La souris qui voulait peindre évoque l’importance de croire en son talent pour faire face aux critiques et de rester fidèle à ce que l’on est. Mais aussi la difficulté de s’affirmer en tant qu’artiste, de vouloir faire quelque chose d’hors norme par rapport à son milieu et à son éducation. Comme le confie Aude Picault : « J’ai envie de dire aux lecteurs : “écoutez votre intuition, ne lâchez jamais sur votre envie d’apprendre, d’expérimenter, quel que soit le domaine qui vous intéresse.” »

ccc

Claudine Colozzi

Août 2019

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