Pourquoi écrivez-vous des histoires pour les enfants ?
Parce que celles des adultes m’ennuient profondément.
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Evan , 5 ans et Flavie, 18 mois.
Quand vous écrivez, avez-vous un projet ou vous laissez-vous porter par une histoire ?
J’ai toujours une idée précise de ce que je veux faire, mais le résultat est en général bien loin de mon idée de départ.
Quel est votre mot préféré ?
En ce moment, j’aime beaucoup « pélagique ». Ne me demandez pas pourquoi.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Comment êtes-vous venu au livre pour enfants ?
Lorsque mon fils a grandi et qu’il a fallu trouver chaque soir une nouvelle histoire à lui raconter, j’ai vite compris que le rayon jeunesse de ma librairie de quartier ne suffirait pas. J’ai donc dû inventer mes propres histoires. La rencontre avec l’illustratrice Kris Di Giacomo m’a permis de franchir une étape supplémentaire en m’ouvrant les portes des maisons d’édition.
Y a-t-il des personnes ou des personnages qui vous ont donné envie d’écrire/d’illustrer ?
Oui, la plupart des dessinateurs avec lesquels je travaille (et pour lesquels j’ai la plus profonde admiration). Quand je plonge dans leur univers, j’en ramène toujours une ou deux histoires.
Avez-vous des souvenirs d’enfance, des mots d’enfants qui vous accompagnent ? Une phrase qui vous guide ?
Un jour, en cours de dessin, un camarade de classe m’a lancé : « Elle est moche ta girafe, on dirait un chien ! » C’était bien un chien.
Un film, un morceau de musique, une photo, un tableau qui vous touche particulièrement ?
The Nightmare Before Christmas, de Tim Burton. À chaque fois que j’entends les premières notes du générique, je prends mon doudou et je me colle devant la télé jusqu’à la fin.
Que redoutiez-vous le plus lorsque vous étiez petit ?
Les moustiques et les haricots verts en boîte.
Qu’avez-vous conservé de votre enfance ?
La phobie des moustiques.
Quel est le sentiment qui vous habite le plus souvent ?
Pas assez de temps.
Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?
Recevoir les dessins que les illustrateurs ont fait à partir de mes histoires.
Qu’aimez-vous le moins ?
L’attente interminable entre le moment où j’ai achevé une histoire et celui où le livre paraît enfin.
Un instantané de votre table de travail.
C’est aussi la table sur laquelle je mange, je joue, et parfois même je m’endors.
Que voyez-vous par la fenêtre depuis l’endroit où vous travaillez ?
La lune et quelques milliards d’étoiles...
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